Promener son animal dans l'espace public

Promener son animal dans l'espace public

Le 26 juillet 1977 suite de l’interdiction de promener les chiens dans « Scott Park » et d’autres parcs de la ville de Lancashire Mill en Angleterre 300 propriétaires et Garde-Animal ont décidé d’enfreindre cette récente interdiction.
Ce conflit ouvert durera quelques années et s’étendra même à toute l’Angleterre dans ses parcs publics.
Cet événement à servit de catalyseur à la « Burnley Dog War » dans un contexte postindustriel (désindustrialisation filatures). Sept ans de suite cette lutte a été très médiatisée et permit de s’exprimer dans cette période nouvelle sur le sens de l’identité civique commune passée et présente ou tout était mêlé.
Le motif de ralliement était le droit de promenade de chien dans les parcs des villes à l’exemple de « la guerre des chiens des (parcs) Burnley » de la ville de Lancashire Mill. La ville compte 17 parcs dont celui de ”Towneley Park” s’étendant sur 180 hectares.
Le Scott park tient son origine de John Hargreaves Scott industriel qui fit un don en 1880 à la ville. Le parc de 7.5 hectares fut inauguré en 1895 « au nom du peuple de Burnley ».
Ce conflit au sujet des chiens promenés dans le parc de Burnley opposait le droit de posséder et promener son chien et le droit de conserver un parc attractif et propre.
Il est évident qu’en milieu urbain il est compliqué de trouver un endroit adéquat ou promener son chien, exemple d’animal de compagnie par nature Il est vrai qu’actuellement la généralisation des poubelles à crotte permet au propriétaire ou Garde-Animal de gérer à l’instant même les déjections canines.

A cette époque personne, propriétaire ou municipalitén’était tenu de ramasser les crottes de chiens, selon la loi.Il n’y avait donc pas de responsable avait donc pas de responsable !

La proximité de l’humain et du chien est très ancienne comme on le sait, mais la domestication culturelle est apparue lorsque les chiens ont été tenus en laisse en ville. La laisse à permit de faire entrer le chien domestiqué dans le milieu urbain. Davantage que faire partie du paysage urbain, le chien par nature a eu besoin de fouler les espaces verts de détente.
Ce qui était connu et pratiqué au sujet de la propriété d’un chien et ses besoins d’espace à évolué en sujet de conflit socioculturel entre les propriétaires de chiens" et leurs détracteurs.
Il faut savoir que la région était le principal producteur mondial de tissu de coton, mais l’impact de la crise économique débutée en 1929 a transformé ce succès en déclin. Un des aspects de la désindustrialisation de l’Angleterre se jouait dans la région et dans la ville par la même.
Dès les années 1970 les changements économiques étaient encore plus visibles dans le nord du pays, symbole de pauvreté pour les gens. Malgré l’activité économique industrielle révolue, les symboles mêlant les structures industrielles abandonnées et les sentiments liés à cette époque révolue ont formé un bloc de résistance pour y survivre. Ce bloc informel s’est retranché en affirmant ses priorités et « droits » sur la culture et l’histoire des lieux, excluant de cela toute considération pour les propriétaires d’animaux et des chiens eux-mêmes.
Ces sentiments résiduels des anti-chiens se fondaient leurs idées et manières de faire, comme une identité collective qu’ils estimaient prolonger sans autres possibilités. Pour ces derniers les espaces publics étaient un héritage de la splendeur passée qu’il fallait sauvegarder, jusqu’à faire interdire la promenade de chien dans les parcs de la ville.
Le parc Scott au relief accidenté avait été offert (aux citoyens) à la ville en 1875, c’était un ancien parc privé devenant le premier parc ouvert de la ville. L’ensemble des parcs opposés à la venue des chiens étaient précédemment des parcs privés de riches habitants. D’autres parcs ont été créés jusqu’en 1930.
D’où est venu le problème ? Le problème a été développé par les médias qui ont fait leurs « bonnes pages » d’un sujet d’échantillons prélevés dans des parcs nationaux la « Toxocara canis » concernant des chiens infectés. Les œufs de ce ver contenu dans lesdits excréments de chiens infectés, s’ils étaient ingérés par des enfants pourraient être contaminés et dans certains cas développer cécité ou asthme.
L’interdiction d’accès des chiens aux parcs provenait de deux agents ayant assisté à une conférence et s’être entretenu avec ledit médecin chercheur. Le contexte de déclin et d’incertitudes de ces années a eu tôt fait d’assimiler les chiens à des ravageurs.
Les représentants de la municipalité ont publié l’interdiction par voie de presse locale pour la rendre officielle et immédiate.
La municipalité dans son interdiction, en l’absence d’une quelconque plainte au sujet de la possible infection n’a pas cité les chiens, mais les promeneurs de chiens qui étaient interdit d’entrée.
Ce qui avait débuté comme une simple manifestation sur un seul parc de la ville s’est rapidement transformé en une désobéissance générale ; sit-in, manifestations, tracts, etc.

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